E-santé: Lancement d’un projet de digitalisation des soins maternels en RDC

Le Nord-Kivu et l’Ituri, ciblés par le projet, affichent les taux de mortalité maternelle et néonatale les plus élevés de RDC, liés aux conflits et à un système de santé défaillant.

Le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a lancé un projet de digitalisation des systèmes de diagnostic et de traitement pour améliorer les soins de santé maternelle et périnatale à distance en République démocratique du Congo (RDC).

Ce projet, financé par le Japon à hauteur de deux millions de dollars, répond à l’urgence des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, zones de conflits. L’objectif principal est de réduire la mortalité maternelle et périnatale en améliorant l’accès aux soins prénatals, obstétricaux et postnatals de qualité.

Cette initiative, qui sera mise en place en partenariat avec le ministère de la Santé, bénéficiera à plus de deux millions de personnes, dont des femmes, des adolescentes et des nouveau-nés. Le projet s’étendra sur un an, avec un suivi attentif des mesures, a déclaré SOIK.

La start-up japonaise SOIK mettra en œuvre une partie du projet avec son système SPAQ. Cela inclut le déploiement de cliniques mobiles dans les zones de déplacés et l’équipement des centres de santé avec des technologies de pointe pour le diagnostic.

Le système SPAQ (Smart Portable Antenatal Quick Diagnosis), un outil de diagnostic intelligent portable incluant l’échographie, sera central. Cent sages-femmes bénéficieront de formation, assurant l’utilisation efficace de ces nouvelles technologies médicales pour les diagnostics à distance en zones reculées.

Selon l’ambassadeur japonais à Kinshasa, Hidetoshi Ogawa, ce projet s’inscrit dans le cadre de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8) tenue à Tunis en 2022. Il reflète un engagement commun pour une santé maternelle plus sûre et équitable.

L’initiative se concentre sur l’Est du pays, notamment le Nord-Kivu et l’Ituri, qui font face à des défis quotidiens liés aux conflits et aux crises humanitaires. L’accès aux soins y est particulièrement limité, ce qui accroît la vulnérabilité des populations locales touchées.