Gouvernance: Des « insuffisances » constatées dans plusieurs Ministères

A moins d’un mois de la clôture budgétaire, de nombreux ministères affichent un taux d’exécution de leur dépense d’investissement très faible. Cette absorption qui est en deçà de objectifs attendus interpelle le Conseil national de la Transition (CNT) qui a pointé ces insuffisances.

Selon nos informations, lors des travaux en commission et en inter-commission, la question liée au niveau d’exécution des dépenses d’investissement a été largement débattue. Il ressort de l’analyse que plusieurs départements ministériels affichent un taux d’exécution très faible de leur titre 5, a révélé l’organe parlementaire de la transition. À titre d’illustration, explique le CNT, le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime n’atteint que 3 %.

« Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile est à 18 % ; celui de l’Environnement et du Développement durable à 25 %. Les ministères de l’Information et de la Communication, de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi tournent autour de 26 %, tandis que le ministère des Transports affiche 27 % », a révélé l’institution dirigée par Dansa Kourouma.

Le CNT note également que 24 départements ministériels et institutions républicaines présentent un taux d’exécution inférieur à 50 %, et ce à moins d’un mois de la clôture budgétaire.

Face à ce constat, le CNT a invité le chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, à initier un programme d’évaluation trimestrielle ou semestrielle du niveau d’exécution des dépenses dans l’ensemble des départements sectoriels.

Cette démarche devrait permettre de renforcer le suivi, d’améliorer la performance budgétaire et d’assurer une meilleure efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques, a recommandé le parlement de la transition.

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