Amadou Oury Bah a été officiellement installé ce mercredi 28 janvier 2026 dans ses fonctions de Premier ministre, chef du gouvernement.
Le nouveau patron du Palais de la Colombe a entamé son discours par des remerciements au président de la République pour la confiance renouvelée. Face à un public visiblement acquis à sa cause, Bah Oury a tenu à marquer une rupture nette avec la période précédente.
« Le temps de la transition et de la gestion de crises est désormais derrière nous. S’ouvre celui de la projection, de la transformation et de la gouvernance de long terme », a-t-il déclaré avec assurance.
Pour le Premier ministre, gouverner dans ce nouveau contexte implique des choix clairs et assumés. « Gouverner signifie hiérarchiser les priorités, inscrire l’action de l’État dans la durée et rendre compte de manière constante aux citoyens », a-t-il souligné. Il a insisté sur la nécessité d’un État stratège, discipliné dans son fonctionnement, rigoureux dans ses décisions et responsable dans ses engagements.
Selon lui, la crédibilité de l’action publique reposera sur la cohérence des politiques menées, la qualité de leur mise en œuvre et les capacités collectives de l’administration à produire des effets visibles et durables sur la vie des populations.
Dans cette dynamique, Amadou Oury Bah a affirmé que la Primature jouera pleinement son rôle de centre névralgique de l’action gouvernementale. « Elle devra garantir la coordination, renforcer la culture de l’évaluation et installer durablement une logique de responsabilité partagée au sein de l’appareil d’État, en conformité avec la Constitution », a-t-il précisé.
Le chef du gouvernement a également insisté sur l’importance d’une parole publique maîtrisée, fondée sur les faits et orientée vers la consolidation de la confiance dans une démocratie constitutionnelle.
Enfin, Bah Oury a rappelé que le cadre stratégique du programme Simandou 2040 constitue le socle de cette nouvelle phase. « Il engage une transformation profonde de notre modèle économique, social et institutionnel. Cela suppose une administration modernisée, des compétences mobilisées, une gouvernance fondée sur la transparence et une exigence accrue de performance publique », a-t-il conclu.
Haby Camara pour yodalan.com