La 17e Conférence des parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17) s’est ouverte lundi à Oulan-Bator, en Mongolie, avec un objectif affiché : accélérer la restauration des terres et renforcer la réponse mondiale à la sécheresse.
Réunis jusqu’au 28 août dans la capitale mongole, les représentants des 197 parties à la Convention, ainsi que des responsables politiques, scientifiques, acteurs de la société civile et représentants des communautés pastorales, doivent discuter des moyens de lutter contre la dégradation des terres, la désertification et les effets croissants des sécheresses.
Placée sous le thème « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir », cette COP17 entend notamment faire progresser les discussions sur la restauration des sols, la résilience face à la sécheresse, la gestion de l’eau et des pâturages, ainsi que la sécurité alimentaire.
Le choix de la Mongolie n’est pas anodin. Le pays est particulièrement exposé à la dégradation des terres et compte une importante population de pasteurs dont les moyens de subsistance dépendent directement des pâturages. Selon la FAO, près de 77% du territoire mongol est considéré comme dégradé.
La conférence intervient également dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des pasteurs, proclamée par l’ONU pour 2026. Le rôle du pastoralisme dans la gestion durable des écosystèmes et la résilience des territoires figure ainsi parmi les sujets mis en avant à Oulan-Bator.
Au-delà des déclarations politiques, les négociations devront surtout permettre de transformer les engagements en financements et en actions concrètes. Les participants doivent notamment revenir sur la question de la résilience mondiale face aux sécheresses, restée en suspens lors de la précédente COP sur la désertification, organisée à Riyad en 2024.
Avec cette COP17, les Nations unies cherchent à replacer la question des terres au cœur des débats environnementaux mondiaux, alors que leur dégradation menace directement les ressources en eau, les systèmes agricoles, les moyens de subsistance et, dans certaines régions, la stabilité des populations.
