RDC : Le digital connecte les jeunes au marché de l’emploi
Réduire le chômage des jeunes grâce au digital en République Démocratique du Congo (RDC), telle est la mission que s’est donnée le jeune informaticien Gaël Mukendi, à travers sa plateforme « Randall ». Cette solution relie les jeunes africains aux formations, aux emplois et aux missions à distance, tout en leur permettant de développer leurs compétences dans le digital et certains domaines à forte demande.
Elle s’adresse aussi bien aux étudiants et jeunes diplômés souhaitant se former et acquérir une première expérience dans divers domaines, qu’aux freelances qui proposent leurs services mais manquent de visibilité et d’accès à une véritable place de marché leur offrant les mêmes chances que les prestataires déjà établis, qu’il s’agisse de design, de plomberie, de garde d’enfants, de cuisine ou de bricolage.
La plateforme est destinée également aux entreprises et startups en quête de jeunes talents qualifiés pour des missions, des stages ou des emplois à distance, ainsi qu’aux particuliers recherchant des professionnels compétents pour des services ou interventions à domicile. Partant du constat que des milliers de jeunes diplômés congolais peinent à trouver un emploi non par manque de compétences, mais faute de passerelles vers le marché du travail moderne, Gaël a voulu créer une solution concrète.
« Ayant moi-même évolué dans l’univers digital, j’ai voulu bâtir une plateforme qui connecte la jeunesse africaine à des opportunités réelles, tout en valorisant les talents locaux à l’échelle internationale », explique-t-il dans un entretien accordé à la dpa. Randall se positionne ainsi comme une réponse sociale et technologique à la problématique du chômage des jeunes en RDC et en Afrique francophone.
« L’objectif est de réduire le chômage des jeunes diplômés et de renforcer l’employabilité en RDC et en Afrique francophone, grâce à une approche intégrée qui combine formation, expérience et opportunités professionnelles », soutient-il.
Une ambition panafricaine
Depuis son lancement, Randall a déjà formé et accompagné plus de 137 jeunes à travers divers ateliers et programmes en RDC. La plateforme compte aujourd’hui plus de 2 000 utilisateurs actifs, parmi lesquels des apprenants, freelances et formateurs.
À l’horizon 2026, Randall prévoit de déployer dix campus numériques et de devenir la plus grande communauté francophone d’apprentissage et d’opportunités digitales en Afrique. La startup projette également d’étendre ses activités au Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire et Sénégal, et de tisser des partenariats internationaux pour certifier les compétences des jeunes talents africains.
Avec sa solution, Gaël entend transformer le numérique en moteur d’inclusion et d’emploi. « Nous voulons que chaque jeune Africain puisse accéder, depuis son téléphone, à une formation, une mission ou un emploi où qu’il se trouve », souligne-t-il.
