Les cérémonies d’installation des membres du gouvernement se poursuivent dans la capitale guinéenne. Ce vendredi 6 février 2026, Fatima Camara a été officiellement installée dans ses fonctions de ministre de l’Industrie et du Commerce, un département stratégique au cœur des ambitions économiques du pays.
Elle succède à Dr Diaka Sidibé, ancienne ministre de l’Industrie, qui lui a passé le témoin lors d’une cérémonie solennelle en présence de membres du gouvernement, de parents, d’amis et de collaborateurs.
Dans son discours d’investiture, la nouvelle ministre a exprimé sa reconnaissance et son sens aigu des responsabilités face à la mission qui lui est confiée.
« C’est avec humilité, mais aussi avec détermination, que j’assume aujourd’hui les responsabilités qui me sont confiées à la tête du ministère de l’Industrie et du Commerce », a-t-elle déclaré.
Fatima Camara a rendu un hommage appuyé à ses prédécesseurs, saluant leur contribution à l’évolution du tissu industriel et commercial national. Elle a particulièrement mis en avant le travail de Dr Diaka Sidibé, soulignant son engagement, son sens de l’État et les réformes engagées pour moderniser l’administration au bénéfice des usagers.
« Cette passation se fait dans le respect, la reconnaissance et la continuité de l’action publique », a-t-elle insisté.
Abordant la vision stratégique de son département, la ministre a rappelé que le rapprochement de l’Industrie et du Commerce au sein d’un même ministère constitue un choix fort du Président de la République, destiné à renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale.
« On ne construit pas une industrie forte sans marché. On ne développe pas un commerce moderne sans une production nationale compétitive », a-t-elle expliqué.
Selon elle, la mission du ministère est claire : relier l’ensemble de la chaîne de valeur, de la transformation à la distribution, de l’investissement à l’exportation, tout en protégeant le consommateur et en consolidant le climat des affaires.
Fatima Camara a également souligné le rôle central de son département dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040, dont l’Industrie et le Commerce constituent le premier pilier.
« Cela nous engage et nous oblige à des résultats visibles : plus de valeur ajoutée, plus d’emplois pour notre jeunesse, plus de productivité et une économie mieux organisée, capable de s’imposer dans la région et sur le continent », a-t-elle affirmé.
Consciente des attentes des populations et des difficultés auxquelles font face les entreprises et les ménages, la ministre a évoqué plusieurs défis majeurs, notamment les coûts de production, l’accès au financement, la logistique, les procédures administratives, la concurrence et la cherté du panier de la ménagère.
« Ces réalités guideront notre action », a-t-elle assuré, annonçant une méthode de travail pragmatique, axée sur des solutions concrètes et des résultats mesurables.
Amina Diawara pour yodalan.com
