Portrait: Fatoumata Sissoko fait rayonner la mode malienne
À 27 ans, la Malienne Fatoumata Fily Sissoko ambitionne de s’imposer parmi la nouvelle génération de créateurs africains qui conjuguent audace contemporaine et héritage culturel. Elle est la fondatrice de « Lify », une marque malienne de prêt-à-porter urbain profondément ancrée dans l’artisanat local.
Lify n’est pas seulement une marque : elle incarne un héritage familial et culturel. Inspirée par sa mère, couturière et teinturière, Fatoumata transforme le savoir-faire artisanal en pièces modernes, porteuses de sens et de résilience, qui racontent une histoire.
« Notre enseigne est née d’un besoin profond de rendre hommage à ma mère et de prolonger ce qu’elle m’a légué. J’ai aussi voulu montrer un nouveau visage du made in Mali, plus moderne, plus affirmé et capable de se faire une place sur les scènes internationales », explique-t-elle dans un entretien accordé à la dpa.
Volonté de positionner la marque à l’international
Depuis son enfance, la mode est son univers. À 11 ans, elle dessinait déjà les modèles réalisés par sa mère. Après le décès brutal de celle-ci, à 16 ans, elle transforme cette épreuve en moteur créatif. En 2017, elle rejoint le Mali Mode Show et, en 2021, participe à la Mali Mode Académie, avant de lancer officiellement Lify en mars de la même année.
Depuis, la marque a présenté plusieurs collections, affirmé son identité visuelle et développé une clientèle fidèle, malgré des obstacles persistants tels que les exigences de la production artisanale, la recherche de financements et la structuration encore fragile du marché local.
Aujourd’hui, Fatoumata Fily Sissoko ambitionne de positionner sa marque à l’international, de collaborer avec des créateurs africains et internationaux, d’ouvrir des points de vente hors du Mali et de contribuer à une chaîne de valeur durable, respectueuse des artisans.
« À travers Lify, je souhaite continuer à transformer mon histoire en force et offrir au monde une mode malienne porteuse de sens, de caractère et d’espoir. L’aventure ne fait que commencer », conclut-elle avec enthousiasme.
